Le mois d’octobre a été une période de réflexion chez The Unscented Company. Nous sommes constamment sollicités pour participer à des initiatives zéro déchet, mais nous nous sommes toujours sentis un peu mal à l'aise avec ce terme. Bien que nous visons zéro déchet, notre objectif actuel est de générer le moins de déchets possible tout en soutenant une entreprise durable à long terme. Nous préférons examiner l'ensemble de nos activités et consacrer la plus grande partie de notre énergie à la réduction des déchets, là où ils auront le plus d'impact. Une philosophie qui peut être appliquée à votre propre parcours vers la réduction de déchets. Concentrez-vous sur ce qui compte vraiment et sur les changements avec lesquels vous êtes à l'aise. Prenez le temps de réfléchir aux choix de consommation auxquels vous êtes confrontés quotidiennement. Y a-t-il une meilleure solution?

Ce mois-ci, notre collaboratice Elisabeth Poirier-Defoy de Canidé a posé quelques questions à 3 personnes bien actives dans le zéro déchet, merci à Mélissa de La Fontaine (Le Mini-Vert), Laure Caillot (Lauraki, maman zéro déchet) et Valérie Leloup (Nu Grocery) de s’être prêtées au jeu!

Mélissa de La Fontaine, Laure Caillot, & Valérie Leloup

Si je dis «réduction des déchets», ça te dit quoi?

Mélissa : Les gens pensent que c’est uniquement l’achat en vrac, mais c’est beaucoup plus! À la base, c’est la réduction de la consommation. «D’abord refuser et ensuite réduire ce dont nous avons réellement besoin ».

Laure : Évidemment il faut réduire à la source, c’est l’action qui a le plus d’impact. Autrement, il faut s’abstenir d’acheter quelque chose qui est emballé.

Valérie : Un mode de vie zéro déchet, c’est une philosophie, un choix de vie minimaliste. Je me demande toujours si j’ai besoin de quelque chose avant d’acheter

« Le pot (mason) de déchets » Crédit: Les Trappeuses ‘‘The trash jar’’ Credit: Les Trappeuses

When you decided to transition to a zero waste lifestyle, what was the most difficult?

Mélissa : The first challenge was to change everyday life habits; the transition must be at its own pace. Then, the second challenge is to be against the grain, even if zero waste is more and more common.

Laure : The biggest challenge has been to accept that we are not perfect. We cannot change overnight, and it takes time to adapt!

Valérie : The challenge is to convert my 2 teenage girls to zero waste. The rule is to present the alternatives and let them make the decision that suits them best. Gradually, they change their habits!

Nu Grocery, photo : Lauraki

Quel est ton prochain défi?

Mélissa : Ma réflexion s’est fait en 3 étapes : réduire la production de déchets dans mes poubelles, penser à une consommation plus responsable et je suis maintenant à l’étape de m’engager auprès des citoyens. Le zéro déchet, c’est beaucoup plus large que nos déchets et notre consommation, il y a un aspect social et politique.

Laure : Les changements d’habitude se font graduellement à l’extérieur de la maison avec des gestes aussi simples que d’apporter ses plats au restaurant pour les restes, sa serviette de table, etc.

Valérie : Personnellement, la transition vers un mode de vie zéro déchet est progressive et je souhaite continuer ma quête vers le minimalisme. Professionnellement, je veux faire grandir mon entreprise [NDLR : une épicerie zéro déchet à Ottawa]. Il y a un décalage entre les gens qui adorent l’idée du zéro déchet et ceux qui passent à l’action. C’est une belle mission!

Et vous, comment entrevoyez-vous votre transition vers la réduction des déchets?

Photo: Aurore Chollet for Nu Grocery